Le djembé,  instrument traditionnel ancestral, a connu un essor exceptionnel depuis un demi-siècle. Il a une grande amplitude de volume et un grand écart entre sa basse et ses aigüs.

 Introduit en France par Claude Nougaro en 1964 et en occident dans les années 60 par les ballets de Guinée. Il s’est développé sur la planète grâce à Adama Dramé, Farafina et la mode africaine portée par Touré Kunda, Jonny Clegg, Manu Dibango, Féla Kuti et Doudou n'Day Rose au début des années 80.

On le trouve aujourd’hui sur tous les continents et il s’est introduit dans tous les genres musicaux.

Les tambours à lamelles (troncs évidés, frappés avec des baguettes) étaient utilisés pour communiquer de village en village.

Des tambours parleurs (ou « tambour d’aisselle », en forme de sablier, avec une peau de chaque côté, reliées par des cordes servant à changer la tension des peaux), colportaient les messages. 

 

Le griot, avec son tambour, avait une fonction apparentée à celle du garde champêtre chez nous.

 

Les musiques et danses noires-américaines, sud américaines et antillaises, le negro spiritual, les divers  jazz, Charleston, Bebop, New Orleans, le blues, la salsa,  la soul, le rythm’ blues ainsi que les musiques rock, pop, funk, disco, ont en partie gardé une base mandingue.

 

   Dans le djembé et sa danse, on trouve les bases des musiques et danses modernes. 

Au fil des siècles leurs rites ont évolué dans le métissage des genres en Amérique et en Europe.

Parce qu’elles ont su voyager et s'adapter au fil des siècles, la danse et la percussion africaine influencent notre culture.

Le djembé, instrument de musique mandingue, surtout utilisé pour les fêtes traditionnelles : mariages, baptêmes, animations diverses, n’a pas cette fonction de communication.

Il  est utilisé pour animer les fêtes, accompagner la danse et toutes sortes de musiques traditionnelles, populaires et modernes.

Les pas de danse ont diverses origines : rituelle ou liée aux différents travaux, souvent répétitifs, de la vie quotidienne. Ils sont effectués dans la chaleur et sur de longues durées. Ils sont exécutés en musique pour endurer la pénibilité dans la bonne humeur.

L’empire mandingue englobait le Mali, la Guinée, une partie du Sénégal, de la Gambie, de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso au 15ème siècle. Les esclaves emmenés aux Amériques qui venaient d’Afrique de l’Ouest, étaient porteurs de cette culture.

Malgré les interdictions, ils ont continué à pratiquer les tambours et la danse, éléments importants de leur tradition. 

Simon Rossi